BMW Série 1 : les 5 modèles que je vous conseille d’éviter avant d’acheter

exemple des modèles BMW Série 1
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La BMW Série 1 a toujours eu une image flatteuse : compacte, nerveuse et plus sportive que la moyenne. Pourtant, derrière ce look dynamique et cette signature bavaroise, certaines versions ont connu des soucis de fiabilité qui peuvent vite transformer un rêve de conducteur en véritable casse-tête mécanique. Après avoir parcouru de nombreux retours d’expérience, forums spécialisés et rapports de fiabilité, voici les modèles de Série 1 que j’éviterais personnellement.

Les E87 diesel souffrent de problèmes de chaîne de distribution.
Les F20 essence 116i et 114i consomment de l’huile et manquent de fiabilité.
La 118d reste fragile si elle est mal entretenue.
La 120i peut poser problème sur la gestion électronique.
Les modèles produits après 2016 sont bien plus fiables.

La première génération E87 (2004-2011) : les débuts difficiles du diesel

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La première Série 1, sortie en 2004, a marqué les esprits par son design original et sa propulsion. Malheureusement, elle a aussi souffert de problèmes récurrents de distribution sur les moteurs diesel 118d et 120d équipés du bloc N47. Cette chaîne, mal dimensionnée, s’use prématurément et finit parfois par casser, entraînant une facture dépassant les 2 000 euros.

Les modèles produits entre 2007 et 2009 sont les plus touchés. Ajoutez à cela une électronique un peu capricieuse, notamment au niveau des capteurs ABS et du système d’injection, et vous comprendrez pourquoi je recommande de rester prudent avec cette génération, surtout en version diesel.

La F20 116i (2011-2013) : un moteur essence à surveiller de près

Avec la deuxième génération F20, BMW a voulu rendre la Série 1 plus moderne, mais la motorisation 116i des premières années a vite montré ses limites. Ce petit moteur 1.6 turbo d’origine PSA (le même que sur les Mini Cooper et Peugeot THP) souffre d’une consommation d’huile anormale, d’un encrassement rapide des soupapes et parfois de défaillances de bobines d’allumage.

Ces soucis ne sont pas systématiques, mais ils se répètent assez souvent pour que je les mentionne. Une mauvaise lubrification peut aussi endommager le système Valvetronic, chargé de réguler le calage des soupapes. Les modèles produits avant 2015 sont les plus concernés. BMW a corrigé le tir avec le moteur B38 trois cylindres, bien plus fiable.

La 118d F20 (2012-2015) : un diesel nerveux mais fragile

La 118d semblait être le compromis idéal entre puissance, consommation et plaisir de conduite. Pourtant, elle traîne encore les faiblesses du moteur N47, malgré les ajustements faits par BMW. Les chaînes de distribution peuvent se détendre, le FAP s’encrasse vite en usage urbain et la vanne EGR s’encrasse régulièrement, provoquant des pertes de puissance.

J’ai également constaté que de nombreux propriétaires se plaignaient de bruits au niveau du train arrière et d’amortisseurs fatigués prématurément. Si vous parcourez de longs trajets et que l’entretien est irréprochable, cette motorisation reste agréable. Mais pour un usage mixte ou urbain, mieux vaut s’abstenir.

La 120i F20 (2011-2014) : une essence performante mais capricieuse

Le moteur N20 qui équipe la 120i offre une belle puissance (170 ch), mais il n’est pas exempt de défauts. De nombreux conducteurs ont signalé une consommation d’huile importante et des soucis de gestion électronique, notamment des capteurs de cliquetis et du système VANOS (le calage variable des arbres à cames).

Les symptômes sont souvent les mêmes : perte de puissance, voyant moteur, ralenti instable. Les réparations peuvent rapidement grimper, surtout si le système VANOS doit être remplacé. Ce moteur reste plaisant, mais je ne le recommanderais pas à quelqu’un qui cherche une voiture sans entretien exigeant.

La 114i F20 (2012-2015) : le modèle à faible intérêt

Sous son capot, la 114i cache en réalité le même moteur que la 116i, simplement bridé électroniquement. Sur le papier, cela pourrait sembler une bonne affaire, mais dans la pratique, elle cumule les mêmes défauts mécaniques avec des performances nettement plus modestes. Le tout pour une consommation quasiment identique.

Les bobines d’allumage et les capteurs moteur sont souvent en cause, et la sensation de sous-motorisation en fait une version peu agréable au quotidien. À mon avis, elle ne présente ni intérêt économique ni avantage mécanique.

Les générations plus récentes ont corrigé le tir

Heureusement, BMW a beaucoup amélioré la fiabilité de la Série 1 à partir de 2015. Les nouveaux moteurs B38 (essence) et B47 (diesel) sont bien plus solides, avec une chaîne renforcée et un meilleur refroidissement. Les modèles récents (à partir de 2018) utilisent même la traction avant, ce qui a simplifié la mécanique et réduit les coûts d’entretien.

Pour éviter les mauvaises surprises, je conseille de viser un modèle postérieur à 2016 avec carnet d’entretien complet et factures à l’appui. Ces versions sont plus fiables, plus sobres et conservent l’esprit BMW, sans les déboires techniques des débuts.

Ce que je retiens avant d’acheter une Série 1

Avant de signer pour une BMW Série 1, je vérifie toujours trois points essentiels : l’historique d’entretien, le moteur exact (N47, N13 ou B38) et la présence d’éventuels rappels constructeurs. Il vaut mieux passer un peu de temps à se renseigner que d’hériter d’un moteur fragile. Les versions modernes ont retrouvé la fiabilité qu’on attend d’une BMW, mais certaines anciennes générations méritent clairement d’être évitées.

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